En France, dans le monde
Hausse de l'emploi entre 2002 et 2007 mais bien moindre qu'entre 1997 et 2001
L'emploi dans le secteur privé a progressé de près de 4% entre 2002 et 2007 en France, tiré par la construction et dans une moindre mesure par les services, un chiffre nettement inférieur à la hausse de 14% enregistré entre 1997 et 2001, selon un bilan publié mercredi.
Environ 673.000 emplois ont été créés durant ces cinq années (+3,9%), soit "une croissance moindre" qu'entre 1997 et 2001 (+14%) car "l'emploi et la masse salariale ont été plus affectés par le ralentissement de 2001 que le PIB", observe l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale.
Les performances des régions ont été inégales en matière de créations d'emploi, entre un arc Atlantique-Méditerranée en nette progression et un quart Nord-Est plus affecté par le déclin industriel, selon une étude de l'Acoss parue mercredi.
Après le retournement conjoncturel de 2001, qui a vu la croissance de l'emploi chuter d'un rythme annuel moyen de 3,3% sur 1997-2001 à 0,9% en 2002 et 0,1% en 2003, les créations d'emploi se sont accélérées pour atteindre un rythme de 1,6% en 2007, plus forte progression depuis 2002, note l'Acoss.
En cinq ans, le salaire moyen par tête (SMPT) a crû de 13,9% pour atteindre en moyenne 2.136 euros par mois en 2007. Avec une inflation de 8,7% entre 2002 et 2007, son pouvoir d'achat a augmenté de 5%.
En 2007, les entreprises du secteur privé (métropole et outre-mer) ont employé 18 millions de salariés (en moyenne sur l'année) et versé une masse salariale de 462 milliards d'euros, selon ce bilan, basé sur les déclarations de cotisations et contributions sociales faites par les entreprises aux Urssaf.
"L'évolution de l'emploi entre 2002 et 2007 n'a pas été homogène entre les secteurs", plus ou moins sensibles aux cycles conjoncturels, précise l'Acoss.
Le BTP a enregistré "une vive progression" (+15%) avec près de 200.000 créations nettes d'emplois depuis 2002, notamment pour les travaux de charpente, la plâtrerie ou la construction de maisons individuelles, et est arrivé à 1,4 million de salariés en 2007.
Le tertiaire, avec 13 millions de salariés en 2007 (72% des emplois), a connu en cinq ans "une croissance modérée" de près de 900.000 créations nettes d'emploi (+7,4%), malgré de nettes hausses dans certains services à la personne (aide à domicile, accueil des personnes âgées ou handicapées) et aux entreprises (centre d'appels, nettoyage et sécurité).
"Le mouvement d'externalisation de certaines activités par les entreprises industrielles se poursuit, notamment pour l'ingénierie, le conseil, le nettoyage, la sécurité, l'intérim et le transport", observe l'Acoss.
L'intérim a augmenté de 13% depuis 2002 (+89.000 postes) pour atteindre 788.000 salariés en 2007, progression "relativement modeste après le doublement des effectifs intérimaires enregistré entre 1997 et 2001".
L'hémorragie d'emplois industriels s'est poursuivie mais s'est atténuée les trois dernières années. L'industrie a perdu 410.000 effectifs en cinq ans (-10%), pour finalement employer un salarié sur cinq en 2007 (3,6 millions d'emplois). Dans ce secteur, si la dégradation de l'emploi s'est accélérée de 2002 à 2004, elle s'est réduite de 2005 à 2007.
Les performances des régions ont été inégales en matière de créations d'emploi, note l'Acoss dans un bilan régional sur la même période 2002-2007.
L'Outre-mer, la Corse et "dans une moindre mesure" un arc Atlantique-Méditerranée ont nettement progressé, les régions du Centre et du Nord-Ouest ont connu une hausse "médiane" et le quart Nord-Est, particulièrement affecté par le déclin industriel, est resté mal orienté.
08-20-2008
Les Etats-Unis se disent prêts à étudier une demande d'asile de Musharraf
Les Etats-Unis ont indiqué mardi qu'ils étaient prêts à étudier toute demande d'asile de la part de l'ancien président pakistanais Pervez Musharraf, tout en soulignant n'avoir reçu aucune demande de ce genre pour l'instant.
"On ne nous a pas demandé de lui accorder l'asile ou un lieu de résidence", a déclaré un porte-parole du département d'Etat, Robert Wood, en réponse à des interrogations sur la possibilité que ce proche allié des Etats-Unis dans la "guerre contre le terrorisme", qui a démissionné lundi, trouve refuge à l'étranger.
"S'il choisit d'établir sa résidence quelque part, s'il en faisait la demande, évidemment nous l'examinerions mais nous n'avons pas été approchés à ce sujet", a expliqué M. Wood.
Les spéculations vont bon train sur l'avenir de M. Musharraf après sa démission à la veille du lancement par le gouvernement d'une procédure de destitution à son encontre et sur le fait de savoir s'il va rester dans son pays. L'Arabie Saoudite, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, les Emirats arabes unis et la Turquie ont été cités comme susceptibles de l'accueillir.
A Islamabad, un haut responsable du gouvernement pakistanais a indiqué, sous couvert d'anonymat, que M. Musharraf devait s'envoler dans quelques jours en famille pour accomplir l'Omra, le "petit pèlerinage" à La Mecque, ville sainte d'Arabie Saoudite.
Le président démissionnaire s'exilera ensuite en Grande-Bretagne ou en Turquie, a indiqué son entourage, tandis qu'un responsable de la présidence sortante a affirmé au contraire qu'il rentrerait au Pakistan aussitôt son pèlerinage accompli.
L'ambassadeur d'Arabie Saoudite à Islamabad a nié toute intention de son pays de donner l'asile à M. Musharraf dans l'immédiat. "Les informations sur la présence à Islamabad d'un avion saoudien pour transporter Musharraf en Arabie Saoudite sont dénuées de tout fondement", a déclaré l'ambassadeur, Ali Awwad Assiri, au quotidien saoudien Okaz.
La Maison Blanche a indiqué mardi que le président George W. Bush prévoyait d'appeler M. Musharraf et son successeur.
"J'imagine que le président aura des contacts de haut niveau avec les autorités pakistanaises dans un avenir proche", a déclaré à la presse un porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe, à Crawford (Texas, sud), ou M. Bush passe quelques jours dans son ranch.
M. Johndroe a refusé de commenter les informations selon lesquelles M. Musharraf chercherait à obtenir l'asile aux Etats-Unis, indiquant qu'il n'avait pas connaissance de contacts à ce sujet entre l'ancien dirigeant pakistanais et des responsables américains.
08-20-2008
La Russie assure qu'elle aura quitté la Géorgie vendredi, les Occidentaux sceptiques
Le président russe Dmitri Medvedev a promis mardi à son homologue français Nicolas Sarkozy que le retrait des troupes russes de Géorgie serait achevé jeudi et vendredi sur fond de pressions et de scepticisme des Occidentaux.
"Le président Medvedev a annoncé au président Sarkozy que le retrait des troupes russes sera achevé les 21 et 22 août, à l'exception d'un effectif de 500 personnels chargés de la mise en oeuvre des mesures additionnelles de sécurité" prévues par l'accord du 12 août sur le cessez-le-feu, selon un communiqué de la présidence française.
En visite à Tbilissi, le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a accusé Moscou de "ne pas tenir sa parole" concernant le retrait de ses troupes de la Géorgie estimant qu'il s'agissant d'un troisième engagement russe dans ce sens.
"Nous voyons que la Russie ne tient pas sa parole", a déclaré M. Miliband lors d'une conférence de presse estimant que la date limite pour le retrait des troupes était "lundi midi".
La Russie a rejeté mardi au Conseil de sécurité de l'ONU un nouveau projet de résolution sur la Géorgie présenté par la France, au motif qu'il ne mentionne pas spécifiquement les six points de l'accord de paix accepté par Tbilissi et Moscou.
Selon l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitaly Tchourkine, aux yeux de Moscou, la mention explicite dans le texte des six points de cet accord était indispensable, tandis que le projet français n'en mentionnait que deux, concernant le retrait des forces russes d'une part, géorgiennes de l'autre.
Les ministres des Affaires étrangères des 26 pays membres de l'Otan ont adopté mardi à Bruxelles une déclaration commune stipulant que l'Alliance ne pouvait continuer ses relations avec la Russie comme si de rien n'était ("business as usual").
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a vertement critiqué cette déclaration.
La Russie va tirer "les conclusions qui s'imposent", a dit M. Lavrov accusant l'Alliance de prendre "sous sa protection" le régime "criminel" du président géorgien Mikheïl Saakachvili.
Cette crise risque d'envenimer encore plus les relations entre la Russie et l'Otan.
Moscou a mis en garde contre des "problèmes" dans la coopération entre la Russie et l'Otan qui porte sur l'aide russe en Afghanistan, les possibilités de transit aérien, ainsi que la lutte contre le terrorisme et la non-prolifération, a rappelé le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko.
La marine russe a annoncé l'annulation de sa participation à des manoeuvres prévues en mer Baltique dans le cadre du partenariat avec l'Otan et signifié qu'elle ne pourrait accueillir comme prévu une frégate américaine en septembre en Extrême-Orient.
A Bruxelles, le secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer a accusé la Russie de ne pas respecter "pour le moment" le plan de paix négocié par le président français Nicolas Sarkozy et accepté par les deux pays.
L'Otan "n'a aucun signe de retrait russe de Géorgie" pour le moment, a-t-il poursuivi à l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des 26 pays membres à Bruxelles pour soutenir la Géorgie.
Le Pentagone a également dit qu'il n'avait toujours pas observé de retrait significatif.
La France est "très déçue" de l'attitude de la Russie, a renchéri le chef de la diplomatie Bernard Kouchner.
Sur le terrain, une colonne de blindés russes près de la ville géorgienne stratégique de Gori entre l'est et l'ouest a pris la direction de la Russie, a constaté un journaliste de l'AFP. Elle a été présentée par les militaires russes comme "l'une des premières colonnes à quitter la Géorgie".
Des départs de troupes russes surviennent "bien entendu au même moment en plusieurs endroits différents" pour retrouver leurs lieux de cantonnement, a affirmé le porte-parole de l'armée de terre, le colonel Igor Konachenkov.
Les Géorgiens ont aussitôt dénoncé "un show destiné à créer une illusion de retrait".
Cependant, développement incontestablement positif, quinze prisonniers géorgiens ont été échangés contre cinq Russes sur un pont d'Igoïeti, un village distant d'une trentaine de kilomètres de Tbilissi.
Et Moscou et Tbilissi ont donné leur accord sur l'envoi immédiat de 20 observateurs militaires supplémentaires dans "la zone de conflit adjacente à l'Ossétie du Sud", république séparatiste géorgienne. L'OSCE avait déjà , avant le conflit, neuf observateurs militaires en Ossétie du Sud.
08-20-2008
Le Dr Maure, chirurgien esthétique autoproclamé, arrêté en Espagne
Le docteur Michel Maure, poursuivi pour de multiples opérations de chirurgie esthétique ratées, a été arrêté mardi en Espagne mais sa présence au tribunal de Marseille, pour son jugement le 8 septembre, est rendue incertaine pas les délais de procédure de transfert vers la France.
Selon les éléments fournis par la police régionale catalane, le médecin qui se proclamait "l'un des plus grands chirurgiens esthétiques du monde", a été interpellé vers 01H00 à Empuriabrava, sur la Costa Brava, où il logeait.
La porte-parole de la police catalane n'a pas été en mesure de dire si le logement était à son nom ou pas.
Le Dr Maure qui encourt quatre ans d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende pour publicité mensongère, tromperies aggravées, mises en danger d'autrui et blessures involontaires à la suite d'une centaine de plaintes de patients, est actuellement détenu au commissariat de Rosas, une localité proche d'Empuriabrava.
Il a été arrêté en vertu d'un mandat d'arrêt européen émis il y a quelques jours par la France. Il était recherché depuis la fin juillet pour infraction à son contrôle judiciaire.
Ce dernier l'obligeait depuis juin 2007 à ne pas quitter le département des Bouches-du-Rhône et à pointer une fois par semaine au commissariat.
Le délai pris pour procéder à l'arrestation de M. Maure a irrité l'un des avocats des parties civiles. "Je suis particulièrement furieux qu'il ait fallu près de deux mois pour réagir à des informations que j'ai données à l'audience" sur la probabilité d'une fuite du prévenu, a déclaré Me Victor Gioia.
"Le Dr Maure a sans doute eu le temps d'organiser son insolvabilité. Or, la seule question qui m'intéresse, c'est l'indemnisation des victimes et je crois qu'elle est désormais compromise", a-t-il ajouté.
La décision d'extrader le docteur controversé revient désormais à l'Audience nationale, plus haute instance pénale espagnole, qui siège à Madrid.
Michel Maure doit être transféré mardi ou mercredi dans la capitale espagnole pour y être entendu par l'Audience nationale, selon la police catalane.
"Cette juridiction qui aura les pièces de procédure venant du parquet de Marseille va statuer sur sa remise aux autorités françaises", a expliqué Jacques Dallest, procureur de la République de Marseille, lors d'une conférence de presse.
"Il y a un délai une fois la décision prise par la juridiction espagnole pour la remise aux autorités françaises. Ce temps est pour l'instant indéterminé. En tout cas, les démarches ont été faites pour que l'intéressé revienne à Marseille comme il se doit", a ajouté le procureur.
A son retour sur le territoire français, "il devrait être déféré de nouveau devant le juge de la liberté et de la détention qui aura à statuer sur une éventuelle incarcération", a-t-il précisé.
Le docteur sera-t-il de retour pour son jugement qui doit être rendu le 8 septembre par le tribunal correctionnel de Marseille ? Ce n'est pas certain d'autant que selon M. Dallest, "il y aura peut-être un usage des voies de recours que lui offre la procédure espagnole comme toute procédure, ce qui ne nous permet pas de dater cette arrivée".
M. Maure, définitivement radié de l'Ordre des médecins en janvier 2007 après une douzaine de sanctions disciplinaires, officiait dans une clinique interdite depuis 1995.
Courant 2007, il avait effectué six mois de détention provisoire.
08-20-2008
Soldats français tués: Nicolas Sarkozy à Kaboul demande aux soldats de poursuivre le combat
Le président français Nicolas Sarkozy a demandé mercredi à Kaboul aux soldats français de poursuivre le "combat contre le terrorisme", après la mort de dix des leurs dans l'attaque la plus meurtrière contre les troupes étrangères en Afghanistan.
Accompagné par les ministres des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la Défense, Hervé Morin, le chef de l'Etat s'est rendu au camp Warehouse, quartier général du commandement régional de Kaboul de la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf) de l'Otan, en périphérie de la capitale.
"La meilleure façon d'être fidèles à vos camarades c'est de continuer le travail, c'est de relever la tête, c'est d'agir en professionnels", a-t-il lancé aux militaires français.
"Je tenais à vous dire que le travail que vous faites ici, il est indispensable (...). Pourquoi on est ici ? Parce qu'ici se joue une partie de la liberté du monde. Ici se mène le combat contre le terrorisme", a poursuivi M. Sarkozy.
"Je n'ai pas de doute, il faut être là . (...) je vous dis en conscience que si c'était à refaire, je le referais. Pas la patrouille et l'enchaînement des événements, mais le choix qui m'a amené à confirmer le choix de mes prédécesseurs d'envoyer l'armée française ici", a-t-il souligné.
M. Sarkozy avait décidé en avril de renforcer le contingent français en Afghanistan.
Le président français et les deux ministres se sont recueillis devant les cercueils des dix soldats, dans la chapelle ardente dressée dans le camp, puis M. Sarkozy s'est entretenu avec des militaires du 8e Régiment parachutiste d'infanterie de marine (8e RPIMa), qui lui ont raconté l'embuscade et les combats contre les talibans, dans la vallée d'Uzbeen du district de Saroubi, à 50 km à l'est de Kaboul.
Une centaine d'insurgés islamistes avaient pris lundi en embuscade une unité de reconnaissance, tuant neuf soldats français.
Il a fallu l'intervention d'une force de réaction rapide et un soutien aérien rapproché pour dégager les troupes. Une trentaine d'insurgés auraient été tués, selon M. Morin.
Un dixième soldat, parmi ceux dépêchés pour récupérer les blessés, est mort mardi, lorsque son véhicule blindé s'est renversé.
Il s'agit de l'attaque la plus meurtrière pour l'armée française depuis l'attentat contre l'immeuble le Drakkar à Beyrouth en 1983 (58 morts).
Cette embuscade illustre la nouvelle stratégie d'encerclement de la capitale par les talibans, auparavant cantonnés dans leurs bastions du sud et de l'est de l'Afghanistan.
Parallèlement, les insurgés ont multiplié depuis le début de l'année les actions spectaculaires dans la capitale, comme notamment la tentative d'assassinat du président Hamid Karzaï en avril.
M. Sarkozy s'est ensuite rendu à l'hôpital du camp, où il a rencontré des soldats blessés, avant de s'entretenir avec le général Michel Stollsteiner, commandant français des troupes internationales dans la région de Kaboul, puis avec son homologue afghan Hamid Karzaï, qui lui a présenté ses "condoléances".
"La France est une amie sincère et un soutien important de l'Afghanistan et nous sommes profondément attristés et choqués", a déclaré M. Karzaï à l'issue de l'entretien.
Le président français a ensuite quitté Kaboul pour la France, alors qu'un Boeing médicalisé a rapatrié en fin de matinée 11 des 21 blessés français et que les corps des dix soldats tués devaient arriver dans la journée.
Environ 3.000 militaires français sont actuellement engagés en Afghanistan, au sein de l'Isaf. Avant les pertes de lundi, 13 militaires français étaient morts en Afghanistan depuis 2002, dans des accidents, opérations ou attentats.
Quelque 176 soldats étrangers sont morts en Afghanistan depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP basé sur les communiqués militaires.
Les talibans ont lancé une insurrection meurtrière depuis qu'ils ont été chassés du pouvoir à la fin 2001 par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis. Les violences ont redoublé d'intensité depuis près de deux ans malgré la présence de 70.000 soldats de deux forces multinationales, celle de l'Otan et l'autre sous commandement américain (Opération Enduring Freedom).
08-20-2008
Géorgie: la Russie promet le retrait de ses troupes jeudi et vendredi
Le président russe Dmitri Medvedev a promis mardi à son homologue français Nicolas Sarkozy que le retrait des troupes russes de Géorgie serait achevé jeudi et vendredi sur fond de pressions et de scepticisme des Occidentaux.
"Le président Medvedev a annoncé au président Sarkozy que le retrait des troupes russes sera achevé les 21 et 22 août, à l'exception d'un effectif de 500 personnels chargés de la mise en oeuvre des mesures additionnelles de sécurité" prévues par l'accord du 12 août sur le cessez-le-feu, selon un communiqué de la présidence française.
En visite à Tbilissi, le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a accusé Moscou de "ne pas tenir sa parole" concernant le retrait de ses troupes de la Géorgie estimant qu'il s'agissant d'un troisième engagement russe dans ce sens.
"Nous voyons que la Russie ne tient pas sa parole", a déclaré M. Miliband lors d'une conférence de presse estimant que la date limite pour le retrait des troupes était "lundi midi".
La Russie a rejeté mardi au Conseil de sécurité de l'ONU un nouveau projet de résolution sur la Géorgie présenté par la France, au motif qu'il ne mentionne pas spécifiquement les six points de l'accord de paix accepté par Tbilissi et Moscou.
Selon l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitaly Tchourkine, aux yeux de Moscou, la mention explicite dans le texte des six points de cet accord était indispensable, tandis que le projet français n'en mentionnait que deux, concernant le retrait des forces russes d'une part, géorgiennes de l'autre.
Les ministres des Affaires étrangères des 26 pays membres de l'Otan ont adopté mardi à Bruxelles une déclaration commune stipulant que l'Alliance ne pouvait continuer ses relations avec la Russie comme si de rien n'était ("business as usual").
Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a vertement critiqué cette déclaration.
La Russie va tirer "les conclusions qui s'imposent", a dit M. Lavrov accusant l'Alliance de prendre "sous sa protection" le régime "criminel" du président géorgien Mikheïl Saakachvili.
Cette crise risque d'envenimer encore plus les relations entre la Russie et l'Otan.
Moscou a mis en garde contre des "problèmes" dans la coopération entre la Russie et l'Otan qui porte sur l'aide russe en Afghanistan, les possibilités de transit aérien, ainsi que la lutte contre le terrorisme et la non-prolifération, a rappelé le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Alexandre Grouchko.
La marine russe a annoncé l'annulation de sa participation à des manoeuvres prévues en mer Baltique dans le cadre du partenariat avec l'Otan et signifié qu'elle ne pourrait accueillir comme prévu une frégate américaine en septembre en Extrême-Orient.
A Bruxelles, le secrétaire général de l'Otan Jaap de Hoop Scheffer a accusé la Russie de ne pas respecter "pour le moment" le plan de paix négocié par le président français Nicolas Sarkozy et accepté par les deux pays.
L'Otan "n'a aucun signe de retrait russe de Géorgie" pour le moment, a-t-il poursuivi à l'issue d'une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des 26 pays membres à Bruxelles pour soutenir la Géorgie.
Le Pentagone a également dit qu'il n'avait toujours pas observé de retrait significatif.
La France est "très déçue" de l'attitude de la Russie, a renchéri le chef de la diplomatie Bernard Kouchner.
Sur le terrain, une colonne de blindés russes près de la ville géorgienne stratégique de Gori entre l'est et l'ouest a pris la direction de la Russie, a constaté un journaliste de l'AFP. Elle a été présentée par les militaires russes comme "l'une des premières colonnes à quitter la Géorgie".
Des départs de troupes russes surviennent "bien entendu au même moment en plusieurs endroits différents" pour retrouver leurs lieux de cantonnement, a affirmé le porte-parole de l'armée de terre, le colonel Igor Konachenkov.
Les Géorgiens ont aussitôt dénoncé "un show destiné à créer une illusion de retrait".
Cependant, développement incontestablement positif, quinze prisonniers géorgiens ont été échangés contre cinq Russes sur un pont d'Igoïeti, un village distant d'une trentaine de kilomètres de Tbilissi.
Et Moscou et Tbilissi ont donné leur accord sur l'envoi immédiat de 20 observateurs militaires supplémentaires dans "la zone de conflit adjacente à l'Ossétie du Sud", république séparatiste géorgienne. L'OSCE avait déjà , avant le conflit, neuf observateurs militaires en Ossétie du Sud.
08-20-2008
JO: les handballeurs français en demi-finale en battant les Russes
Les handballeurs français se sont qualifiés pour les demi-finales du tournoi olympique en battant les Russes 27 à 24, mercredi à Pékin.
Ils rencontreront la Croatie ou le Danemark vendredi pour une place en finale.
C'est la première fois depuis 1996 que les Tricolores entrent dans le dernier carré des Jeux. Leur seule médaille, de bronze, date d'il y a seize ans à Barcelone.
En dominant les Russes, les Bleus ont effacé l'un de leurs pires souvenirs, leur échec à Athènes au même stade de la compétition contre les mêmes adversaires. Toujours invaincus (5 victoires, 1 nul), ils se retrouvent à un match de la médaille, avec des espoirs renforcés pour l'or.
L'équipe de France s'est détachée dès le milieu de la première période sur une série de quatre buts (6-7 à 10-7). Par la suite elle a toujours gardé une confortable avance. Un retour des Russes (22-21 à neuf minutes de la fin) a été repoussé dans le "money time".
La défense française, très mobile, a étouffé les grands gabarits russes. En attaque, les Tricolores ont réussi des gestes spectaculaires - roucoulette d'Olivier Girault, kung-fu de Luc Abalo - dans un ensemble plus inspiré et plus dynamique, à l'image de l'exceptionnel Daniel Narcisse (9 buts).
08-20-2008
Il y a quarante ans, le "Printemps de Prague" étouffé dans le sang
Il y a 40 ans, dans la nuit du 20 au 21 août 1968, les troupes de l'URSS et quatre de ses alliés du Pacte de Varsovie écrasaient le "Printemps de Prague" dans le sang et la quasi indifférence des Occidentaux aux prises avec leurs propres révoltes contestataires.
L'invasion, pour tuer dans l'oeuf le "socialisme à visage humain" du numéro un du PC tchécoslovaque Alexander Dubcek, consacrait la doctrine soviétique de la "souveraineté limitée" concédée par Moscou à ses satellites d'Europe de l'Est.
Querelle entre factions communistes pour les uns, brèche dans le bloc soviétique préfigurant son effondrement en 1989 pour d'autres, le "Printemps de Prague" vit le PC tchécoslovaque au pouvoir depuis 1948 souffler un vent de réformes timides mais inédites pour le pays.
"L'aurore d'une révolution démocratique était dans l'air. Mais la logique de la Guerre froide a empêché que cette révolte soit couronnée de succès", résume aujourd'hui l'historien Vilem Precan.
"Si l'occupation n'avait pas eu lieu, la Tchécoslovaquie se serait transformée en une démocratie parlementaire au bout de quelques années", estime l'ancien dissident Petr Uhl.
Ecrasé en août, le "Printemps de Prague" débute en réalité en janvier 1968, après l'élection à la tête du parti communiste du Slovaque Alexander Dubcek (1921-1992) en remplacement d'Antonin Novotny (1904-1975), apparatchik impopulaire lié à l'époque stalinienne.
La nouvelle direction du Parti procède à une refonte économique prudente. Mais la levée de la censure entraîne bientôt une libéralisation sans précédent de la presse et des activités culturelles.
Des organisations non-communistes voient le jour, comme le "K231" formé par d'anciens prisonniers politiques ou le "Club des sans-partis engagés" (KAN), "germe d'un parti d'opposition", selon Oldrich Tuma, directeur de l'Institut de l'histoire contemporaine de l'Académie des Sciences.
C'est là que le bât blesse. "Si le système communiste s'ouvre et renonce à la répression et au contrôle de la presse ou des mouvements, comme en Tchécoslovaquie en 1968, le processus ne peut plus être arrêté par ses initiateurs", fait valoir M. Tuma.
Rejeté par les "orthodoxes" emmenés par Vasil Bilak, un autre Slovaque, le "socialisme à visage humain" revendiqué par Dubcek affronte l'hostilité ouverte des maîtres du Kremlin, soucieux de conserver le contrôle d'un vassal à la position stratégique, entre l'Allemagne de l'Ouest et l'URSS.
Le 3 août 1968, Léonide Brejnev expose devant les dirigeants des "partis frères" tchécoslovaques, hongrois, bulgares, polonais et est-allemands réunis à Bratislava sa doctrine de la souveraineté limitée.
Selon les historiens, c'est là que Bilak glissa dans la poche du numéro un soviétique une "lettre d'invitation" appelant Moscou à stopper les réformateurs "par tous les moyens".
Moins de trois semaines plus tard, une trentaine de divisions soviétiques, soutenues par des unités bulgares, hongroises, polonaises et est-allemandes, envahissent la Tchécoslovaquie pour une occupation qui durera plus de 20 ans, jusqu'à la "Révolution de velours" de 1989.
Cent-huit personnes sont tuées et quelque 500 autres grièvement blessées par les troupes d'occupation rien qu'entre le 21 août et la fin décembre 1968, selon l'Institut tchèque d'études des régimes totalitaires.
Absorbés par la guerre du Vietnam et leurs propres mouvements contestataires, les Etats-Unis et leurs alliés occidentaux se limiteront à des protestations symboliques.
Alexander Dubcek est évincé en avril 1969 et réduit au silence. Nouvel homme lige de Moscou, Gustav Husak, lance la "normalisation" à coup de procès politiques. La nation se résigne, malgré le sacrifice de l'étudiant Jan Palach, qui s'immole par le feu dans l'espoir de réveiller les consciences.
08-20-2008
L'Abkhazie va appeler la Russie à reconnaître son indépendance
Le territoire séparatiste géorgien d'Abkhazie doit lancer un appel à la Russie demandant à celle-ci de reconnaître formellement son indépendance, a indiqué mercredi à l'AFP le vice-président du parlement abkhaze Viatcheslav Tsougba.
"Le peuple d'Abkhazie a l'intention de demander à la direction russe de reconnaître l'Abkhazie", a dit M. Tsougba.
Le parlement abkhaze doit examiner mercredi après-midi un appel en ce sens du président de la république autoproclamée, Sergueï Bagapch.
S'il est adopté, cet appel devrait être soumis pour approbation finale jeudi à un "congrès national", un rassemblement de tous les partis politiques et organisations sociales abkhazes qui doit se tenir sur une place publique à Soukhoumi, la capitale abkhaze, a expliqué le vice-président du Parlement.
L'initiative abkhaze survient dans le contexte de la défaite de l'armée géorgienne face aux forces russes après une tentative manquée de Tbilissi de reprendre le contrôle de l'autre territoire séparatiste géorgien, l'Ossétie du Sud.
Recevant au Kremlin vendredi dernier le président abkhaze et son homologue ossète du Sud Edouard Kokoïty, le président russe Dmitri Medvedev a déclaré que Moscou "soutiendrait" et "garantirait" sur la scène internationale toute décision des séparatistes sur leur futur statut.
MM. Bagapch et Kokoïty ont ensuite déclaré devant la presse que les deux républiques séparatistes étaient déterminées à obtenir leur indépendance.
L'Ossétie du Sud a par le passé réclamé son rattachement à la Fédération de Russie. Les séparatistes abkhazes ont de leur côté évoqué un statut de territoire "associé" à la Russie.
08-20-2008
Le Sénat russe "prêt" à reconnaître l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud
Le Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement russe) est "prêt à reconnaître" l'indépendance des régions séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, a déclaré mercredi le président de la chambre haute, Sergueï Mironov, cité par l'agence Interfax.
"Le Conseil de la Fédération est prêt à reconnaître le statut d'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie si les peuples de ces républiques le souhaitent et si il y a une décision en ce sens du président de Russie" Dmitri Medvedev, a affirmé M. Mironov à Vladikavkaz, en Ossétie du Nord, dans le sud de la Russie.
Le vice-président du parlement abkhaze Viatcheslav Tsougba a annoncé mercredi à l'AFP que l'Abkhazie devait lancer un appel à la Russie demandant à celle-ci de reconnaître formellement son indépendance.
"Le peuple d'Abkhazie a l'intention de demander à la direction russe de reconnaître l'Abkhazie", a dit M. Tsougba.
Le parlement abkhaze doit examiner mercredi après-midi un appel en ce sens du président de la république autoproclamée, Sergueï Bagapch.
S'il est adopté, cet appel devrait être soumis pour approbation finale jeudi à un "congrès national", un rassemblement de tous les partis politiques et organisations sociales abkhazes qui doit se tenir sur une place publique à Soukhoumi, la capitale abkhaze, a expliqué le vice-président du Parlement.
L'initiative abkhaze survient dans le contexte de la défaite de l'armée géorgienne face aux forces russes après une tentative manquée de Tbilissi de reprendre le contrôle de l'autre territoire séparatiste géorgien, l'Ossétie du Sud.
Recevant au Kremlin vendredi dernier le président abkhaze et son homologue ossète du Sud Edouard Kokoïty, le président russe Dmitri Medvedev a déclaré que Moscou "soutiendrait" et "garantirait" sur la scène internationale toute décision des séparatistes sur leur futur statut.
MM. Bagapch et Kokoïty ont ensuite déclaré devant la presse que les deux républiques séparatistes étaient déterminées à obtenir leur indépendance.
L'Ossétie du Sud a par le passé réclamé son rattachement à la Fédération de Russie. Les séparatistes abkhazes ont de leur côté évoqué un statut de territoire "associé" à la Russie.
08-20-2008
Le Sénat russe "prêt" à reconnaître l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud
Le Conseil de la Fédération (chambre haute du Parlement russe) est "prêt à reconnaître" l'indépendance des régions séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, a déclaré mercredi le président de la chambre haute, Sergueï Mironov, cité par l'agence Interfax.
La chambre haute du Parlement russe se réunira lundi en session extraordinaire pour discuter de la reconnaissance de l'indépendance des régions séparatistes géorgiennes d'Abkhazie et d'Ossétie du Sud, a rapporté mercredi l'agence officielle russe Ria Novosti.
"Le 25 août nous nous réunissons spécialement en session extraordinaire sur cette question", a déclaré à Ria Novosti la vice-présidente du Conseil de la Fédération (chambre haute russe), Svetlana Orlova.
"Le Conseil de la Fédération est prêt à reconnaître le statut d'indépendance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie si les peuples de ces républiques le souhaitent et si il y a une décision en ce sens du président de Russie" Dmitri Medvedev, a affirmé M. Mironov à Vladikavkaz, en Ossétie du Nord, dans le sud de la Russie.
"Personne ne portera plus jamais atteinte à la vie pacifique du peuple de l'Ossétie du Sud", a-t-il estimé, laissant entendre que le statut d'indépendance permettrait de protéger la république.
L'Abkhazie a affirmé mercredi vouloir lancer un appel à la Russie demandant à celle-ci de reconnaître formellement son indépendance.
"Le peuple d'Abkhazie a l'intention de demander à la direction russe de reconnaître l'Abkhazie", a indiqué à l'AFP le vice-président du Parlement abkhaze Viatcheslav Tsougba.
Le Parlement abkhaze doit examiner mercredi après-midi un appel en ce sens du président de la république autoproclamée, Sergueï Bagapch.
L'initiative abkhaze survient dans le contexte de la défaite de l'armée géorgienne face aux forces russes après une tentative manquée de Tbilissi de reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud.
Recevant au Kremlin vendredi dernier le président abkhaze et son homologue ossète du Sud Edouard Kokoïty, le président russe a déclaré que Moscou "soutiendrait" et "garantirait" sur la scène internationale toute décision des séparatistes sur leur futur statut.
MM. Bagapch et Kokoïty ont ensuite déclaré devant la presse que les deux républiques séparatistes étaient déterminées à obtenir leur indépendance.
L'Ossétie du Sud a par le passé réclamé son rattachement à la Fédération de Russie. Les séparatistes abkhazes ont de leur côté évoqué un statut de territoire "associé" à la Russie.
08-20-2008
Algérie: onze morts dans deux attentats mercredi, semaine sanglante
L'Algérie a vécu depuis jeudi une semaine sanglante, jalonnée d'embuscades et d'attentats suicide qui ont fait au total plus de 70 morts et plusieurs dizaines de blessés dans l'est du pays.
Mercredi matin, deux voitures piégées ont explosé au centre de Bouira, à 120 km au sud-est d'Alger, faisant 11 morts et 31 blessés, selon un bilan de la radio algérienne.
Une première voiture a visé un bus stationné près d'un hôtel et une seconde le siège du secteur militaire de cette ville, faisant partie d'un "quadrilatère de la mort" formé d'Alger, Bouira, Tizi Ouzou et Boumerdès, adossé à la Kabylie.
Cette région montagneuse et boisée est le repaire de plusieurs "émirs" (chefs islamistes), dont Abdelmalek Droukdel, alias Abou Moussaab Abdelouadoud, "patron" d'Al Qaïda au Mahgreb islamique (AQMI), branche du réseau d'Oussama Ben Laden, qui a revendiqué les attentats suicide commis depuis 2007 en Algérie.
Ce double attentat n'avait pas été revendiqué mercredi en fin de matinée et la radio n'a pas précisé s'il s'agissait d'attaques suicide.
Il intervient 24 heures après une attaque suicide qui a fait 43 morts et 45 blessés devant l'école de gendarmerie des Issers, à 60 km à l'est d'Alger, selon un bilan officiel.
Cet attentat était le plus meurtrier en Algérie depuis le 11 décembre 2007, lorsque deux bâtiments publics, dont le siège du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), situés dans des quartiers sécurisés, avaient été visés par deux attaques suicides faisant 41 morts et plusieurs dizaines de blessés.
Dimanche, des groupes armés islamistes avaient tendu une embuscade à un convoi des forces de l'ordre à Skikda, à 350 km à l'est d'Alger, dans laquelle huit policiers, trois militaires et un civil avaient été tués. Une dizaine de membres des forces de l'ordre avaient également été blessés, selon la presse.
Les forces de l'ordre avaient abattu quatre islamistes dans l'accrochage survenu après cette embuscade, selon la même source.
Jeudi, le commandant du secteur militaire de Jijel avait été tué dans une autre embuscade dans la zone montagneuse surplombant Skikda.
Cette recrudescence des attentats islamistes survient à l'approche du mois de Ramadan, qui commence début septembre.
Les "émirs" considèrent le mois sacré du jeûne musulman comme une période propice au "jihad" (guerre sainte) et promettent le paradis à leurs adeptes tombés en "martyrs" pendant ce mois.
Selon les experts de l'antiterrorisme, les "émirs" chercheraient aussi à étendre leur zone d'activité au delà du "quadrilatère de la mort" afin de contraindre les forces de l'ordre à se redéployer et à desserrer la pression qu'ils subissent en Kabylie.
La dernière opération de l'armée en Kabylie, le 8 août, en représailles à une attaque kamikaze contre le commissariat des renseignements généraux de Tizi Ouzou, s'était soldée par la mort de 12 islamistes.
Des sources non-officielles estiment à 300 à 400 le nombre d'islamistes armés encore disséminés à travers le territoire.
Le fondateur et ancien chef du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC, rebaptisé AQMI) Hassan Hattab les a appelés à "renoncer à la lutte armée et rendre les armes" peu après l'attentat de mardi aux Issers.
Le gouvernement algérien a pour par sa part réaffirmé sa détermination à "combattre le terrorisme, jusqu'a son élimination totale".
08-20-2008
Heptathlon: la vice-championne olympique Lyudmila Blonska contrôlée positive
L'Ukrainienne Lyudmila Blonska, vice-championne olympique de l'heptathlon lors des Jeux de Pékin, a été contrôlée positive à un stéroïde anabolisant, a confirmé mercredi le Comité international olympique (CIO).
Le CIO, qui confirmait une information du site l'Equipe.fr, a précisé que la commission exécutive devait se réunir dans les prochaines heures pour décider de la disqualification de Blonska, de son exclusion des Jeux, et de l'éventuelle réattribution de sa médaille.
L'Américaine Hyleas Foutain et la Russe Tatiana Chernova avaient terminé 3e et 4e de l'heptathlon et pourraient donc récupérer les médailles d'argent et de bronze.
Blonska avait déjà été suspendue deux ans pour un contrôle positif à un stéroïde anabolisant en 2003 et risque donc désormais une suspension à vie, le barème en cas de récidive.
"Blonska a subi un contrôle positif, c'est la deuxième fois. Elle sera suspendue à vie, c'est la règle. Et nous on continue à avancer", a déclaré le président de la fédération internationale d'athlétisme (IAAF) Lamine Diack, indiquant que l'échantillon B de Blonska devait être analysé dans la journée de mercredi.
En vertu du règlement antidopage en vigueur aux JO, le résultat de la contre-expertise n'a toutefois pas besoin d'être connu pour que la commission exécutive décide de l'exclusion d'un sportif.
L'an dernier, la Britannique Kelly Sotherton, médaillée de bronze aux Mondiaux, avait fait part de ses suspicions sur Blonska après avoir été devancée par l'Ukrainienne, 2e à Osaka.
"Je crois que vous avez pu voir la réaction des autres athlètes. Nous ne nous intéressons pas à elle lorsqu'elle est là . Nous ne soutenons pas les tricheurs", avait lancé Sotherton.
Depuis la fin de sa suspension, elle avait également remporté le pentathlon aux Mondiaux en salle 2006.
Mardi, elle s'était qualifiée pour la finale de la longueur à Pékin, avec le 3e meilleur saut des engagées (6,76 m).
Ce cas de dopage est le cinquième des Jeux de Pékin. La cycliste espagnole Maria Isabel Moreno (EPO), le tireur nord-coréen Kim Jong-su (bétabloquant), la gymnaste vietnamienne Do Thi Ngan Thuong (diurétique) ont été contrôlés positifs en Chine, tandis que l'athlète grecque Fani Halkia, championne olympique du 400 m haies à Athènes en 2004, l'a été à un stéroïde lors d'un stage d'entraînement au Japon. Tous ont été exclus des Jeux.
08-20-2008
Géorgie: les Russes tardent à se retirer, sont prêts à reconnaître l'Abkhazie et l'Ossétie du Sud
Le territoire séparatiste géorgien d'Abkhazie a annoncé mercredi qu'il allait demander à Moscou de reconnaître son indépendance, alors que les Occidentaux continuent de presser la Russie de retirer ses troupes de Géorgie comme promis d'ici vendredi.
"Le peuple d'Abkhazie a l'intention de demander à la direction russe de reconnaître" son indépendance, a dit à l'AFP le vice-président du parlement abkhaze Viatcheslav Tsougba.
Le parlement abkhaze doit examiner mercredi après-midi un appel en ce sens du président de la république autoproclamée, Sergueï Bagapch. Un "congrès national", rassemblement de tous les partis politiques et organisations sociales abkhazes, doit se tenir ensuite jeudi sur une place publique à Soukhoumi, la capitale abkhaze, pour l'approuver définitivement.
Le Conseil de la Fédération, chambre haute du parlement russe, a aussitôt annoncé qu'il se réunirait le lundi 25 août en session extraordinaire pour examiner cette demande, et une requête analogue concernant l'autre territoire séparatiste géorgien, l'Ossétie du Sud.
Le Conseil de la Fédération est "prêt à reconnaître" l'indépendance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, a déclaré le président du sénat russe, Sergueï Mironov, un proche du Kremlin.
Il faut au préalable "une décision en ce sens du président de la Russie" Dmitri Medvedev, a ajouté M. Mironov, qui se trouvait à Vladikavkaz, en Ossétie du Nord (sud de la Russie) tout près de la frontière géorgienne.
Recevant au Kremlin le président abkhaze Sergueï Bagapch et son homologue ossète du sud Edouard Kokoïty, le président Medvedev avait déclaré vendredi dernier que Moscou "soutiendrait" et "garantirait" sur la scène internationale "toute décision" des séparatistes sur leur futur statut.
L'Ossétie du Sud a par le passé réclamé son rattachement, après sa séparation d'avec la Géorgie, à la Fédération de Russie. Les séparatistes abkhazes ont de leur côté évoqué un statut de territoire "associé" à la Russie.
Tbilissi a pris de haut ces nouvelles. "Qu'ils disent ce qu'ils veulent. Ce serait plutôt à la police de s'occuper de gens comme les leaders séparatistes", a commenté le ministre géorgien en charge de la "réintégration" des territoires séparatistes, Temour Iakobachvili.
Sur le terrain, un journaliste de l'AFP a vu mercredi une vingtaine de camions militaires quittant l'Ossétie du Sud en direction de la Russie, mais autant de véhicules allaient en sens inverse et aucun retrait massif ne semblait mis en oeuvre.
En visite à Tbilissi, le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a accusé Moscou de "ne pas tenir sa parole", et la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a jugé que la Russie devenait "de plus en plus hors-la-loi" en traînant les pieds pour retirer ses troupes, en marge d'une réunion d'urgence de l'Otan à Bruxelles.
Selon la présidence française, le président Medvedev a assuré dans un appel téléphonique mardi à son homologue Nicolas Sarkozy que "le retrait des troupes russes serait achevé les 21 et 22 août".
L'ampleur de ce retrait n'était cependant pas clairement définie, le Kremlin indiquant pour sa part avoir promis dans ces délais un retrait partiel de ses forces, déployées en territoire géorgien après une tentative le 7 août des forces géorgiennes de reprendre le contrôle de l'Ossétie du Sud.
Les autorités séparatistes ossètes ont affirmé mercredi que "l'aggression géorgienne" avait fait 1.492 morts. Alors que Moscou accusait Tbilissi d'avoir fomenté un "génocide", l'organisation Human Rights Watch (HRW) a affirmé lundi que l'attaque géorgienne avait fait des "dizaines" de tués parmi les civils plutôt que des "milliers".
L'Otan a adopté mardi à Bruxelles une déclaration commune condamnant la Russie. Une prise de position aussitôt dénoncée par Moscou, qui a souligné qu'elle aurait "des conséquences" sur ses relations avec l'Alliance.
Illustrant la nouvelle carte des soutiens de Moscou dans cette crise avec les Occidentaux, après le Vénézuélien Hugo Chavez et le Bélarusse Alexandre Loukachenko, c'est le président syrien Bachar al-Assad, attendu en Russie mercredi, qui a dénoncé dans un entretien publié à Moscou les "tentatives" des pays occidentaux d'"isoler la Russie" sur la scène internationale.
Enfin, les services secrets russes (FSB, ex-KGB) ont annoncé mercredi avoir arrêté dans le sud du pays un officier de l'armée russe d'origine géorgienne, soupçonné d'"espionnage" au profit de Tbilissi, ainsi que neuf agents géorgiens qui "espionnaient des sites militaires et préparaient des actes terroristes".
La Géorgie a noué des relations étroites avec les Etats-Unis ces dernières années, notamment dans le domaine militaire, et aspire à entrer dans l'Otan.
08-20-2008
Pologne et USA signent leur accord sur le bouclier malgré l'ire de Moscou
La Pologne et les Etats-Unis ont solennellement signé mercredi un accord prévoyant l'installation d'éléments du bouclier antimissile américain sur le sol polonais, ce qui va accroître encore les tensions entre la Russie et l'Occident.
Le texte a été signé à 11H40 (9H40 GMT) au siège du gouvernement à Varsovie par la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice et son homologue polonais Radoslaw Sikorski, en présence du président Lech Kaczynski et du Premier ministre Donald Tusk.
Les Etats-Unis vont ainsi pouvoir installer en Pologne à l'horizon 2012 dix intercepteurs capables de détruire en vol d'éventuels missiles balistiques à longue portée, couplés à un puissant radar implanté en République tchèque.
Ces nouveaux éléments complèteront un système déjà en place aux Etats-Unis, au Groenland et au Royaume-Uni. Le projet américain a reçu en avril l'appui unanime des pays de l'OTAN.
"Cela va nous aider à contrer les nouvelles menaces du XXIe siècle, des menaces de missiles à longue portée de pays comme l'Iran ou la Corée du Nord", a répété à Varsovie Condoleezza Rice. "C'est un système défensif qui n'est pointé contre personne".
Mais la Russie, qui proteste depuis des mois contre le projet, n'est pas convaincue. "L'installation de nouvelles forces antimissile en Europe a pour cible la Fédération de Russie", a déclaré la semaine dernière le président russe Dmitri Medvedev.
"Le moment a été choisi", a-t-il dit, laissant entendre que les Etats-Unis et la Pologne entendaient répondre ainsi à l'intervention russe en Géorgie.
Immédiatement après l'annonce de l'accord la semaine dernière, le chef adjoint de l'état-major russe Anatoli Nogovitsyne, affirmait que "la Pologne s'expose à être frappée". "C'est vrai à 100%", a-t-il dit.
L'emplacement prévu de la base américaine peut apparaître aux yeux des Russes comme une revanche de la guerre froide de la deuxième moitié du XXe siècle.
Redzikowo, la petite commune du nord de la Pologne choisie par les stratèges américains, est située à environ 200 kilomètres en ligne droite de l'enclave russe de Kaliningrad, l'avancée la plus à l'ouest de la Russie, entre la Pologne et la Lituanie.
Même si les dirigeants américains et polonais répètent que le bouclier n'est aucunement dirigé contre la Russie, la signature de l'accord en pleine crise géorgienne sonne comme un avertissement.
"Personne ne peut dicter à la Pologne ce qu'elle doit faire", a déclaré le président Kaczynski, dans un discours télévisé mardi soir.
Tout au long de son histoire, la Pologne a dû lutter contre son puissant voisin russe et en a souvent souffert. Sous le communisme, elle a été un satellite de l'URSS de 1945 à 1989.
Plus diplomatique, le ministre des affaires étrangères Radoslaw Sikorski a proposé à la Russie d'inspecter la future base américaine pour vérifier qu'elle n'est pas dirigée contre elle.
Selon les deux parties, le conflit entre la Russie et la Géorgie a joué en faveur d'une conclusion des négociations, qui étaient engagées depuis 15 mois.
"Nous avons aujourd'hui une situation internationale nouvelle", a affirmé Radoslaw Sikorski.
Les Polonais soulignent qu'ils ont obtenu des garanties supplémentaires des Etats-Unis pour leur propre sécurité. L'armée américaine déploiera dès l'année prochaine en Pologne une batterie anti-aérienne Patriot.
Les Etats-Unis ont solennellement rappelé leur engagement à défendre le territoire de la Pologne en cas d'agression, même si le traité de l'Otan, dont la Pologne est membre depuis 1999, apporte déjà cette garantie.
La crise en Géorgie a également permis au gouvernement de mieux "vendre" l'implantation du bouclier, jusqu'à présent impopulaire. Selon un sondage, 58% des Polonais approuvent désormais le bouclier contre 37% qui y sont opposés.
08-20-2008
Onze blessés d'Afghanistan arrivent à Orly, l'hommage aux tués s'organise
Onze des vingt-et-un soldats français blessés dans une embuscade en Afghanistan sont arrivés mercredi en fin de matinée à l'aéroport parisien d'Orly, tandis que s'organisait l'hommage aux dix tués prévu jeudi aux Invalides.
Un Boeing C135 médicalisé s'est posé à 10h52 à l'aéroport de Paris-Orly, quelque sept heures après être parti de Kaboul.
Les onze blessés ont été accueillis par le secrétaire d'Etat à la Défense, Jean-Marie Bockel, et par le chef d'état-major de l'armée de terre, Elrick Irastorza.
Six d'entre eux devaient être transférés à l'hôpital d'instruction des armés (HIA) Percy, à Clamart (Hauts-de-Seine), où le Premier ministre François Fillon devait se rendre en début d'après-midi. Les cinq autres ont été dirigés vers l'HIA Bégin de Saint-Mandé (Val-de-Marne).
Les soldats français ont été pris dans une embuscade lundi à 50 kilomètres de Kaboul.
"Ces militaires ont été blessés par balles ou par des éclats, deux d'entre eux ont été blessés dans un accident de blindé, ils souffrent de blessures de moyenne gravité, ils allaient bien, mais ils ont besoin de suivi", a affirmé la médecin-chef Anne Robert, chef du Sirpa Santé.
"Les blessés qui sont restés à Kaboul sont les militaires les moins touchés", a-t-elle précisé.
Ces derniers seront rapatriés dans un avion transportant également les corps des dix soldats tués, et qui devrait atterrir vers 22h30 à l'aéroport de Roissy, selon une source militaire française à Kaboul.
L'hommage national aux dix tués s'organise. Le ministère de la Défense a annoncé une cérémonie jeudi en fin de matinée aux Invalides, après le conseil des ministres de rentrée.
L'armée n'a pas encore communiqué l'identité des victimes, issues de régiments basés à Castres (Tarn), Calvi (Haute-Corse) et Noyon (Oise).
Le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer, Yves Jégo, et le délégué interministériel Patrick Karam ont toutefois nommé deux des soldats tués, le Réunionnais Anthony Rivière, du 8e régiment parachutiste d'infanterie de marine de Castres, et le Néo-Calédonien Baouma Melan, du Régiment de marche du Tchad installé à Noyon.
Peu avant l'arrivée des blessés à Orly, le président Nicolas Sarkozy avait achevé une visite éclair à Kaboul, lors de laquelle il a demandé aux soldats français de "relever la tête", au nom du "combat contre le terrorisme".
L'émotion qui prévalait dans la classe politique mardi, à l'annonce de l'embuscade, a cédé la place mercredi à un climat plus polémique.
Le patron du PS François Hollande a appelé à "redéfinir la mission" des troupes françaises en Afghanistan. Plus cinglant, Pierre Moscovici, également PS, a jugé que la France était en Afghanistan face à "une impasse militaire qui est totale et durable".
Par ailleurs, selon le Monde daté de jeudi, des soldats blessés lors de l'embuscade ont mis en cause "la lenteur de la réaction du commandement et de sérieux problèmes de coordination".
"Il y a un temps pour la compassion, et un temps pour le retour d'expérience", a réagi le général Irastorza.
La commission de la Défense de l'Assemblée nationale entendra en début de semaine prochaine le ministre de la Défense Hervé Morin, et va créer une "mission d'évaluation" sur la situation en Afghanistan, a indiqué son président Guy Teissier.

