En France, dans le monde
La junte birmane s'oppose à une rencontre entre Ban Ki-moon et Suu Kyi
La junte birmane a mis son véto, samedi, à une entrevue entre le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon et l'opposante Aung San Suu Kyi, un refus que M. Ban a qualifié de "revers pour la communauté internationale".
"Je suis profondément déçu", a déclaré à des journalistes M. Ban alors qu'il s'envolait pour Rangoun au dernier jour de sa visite.
"C'est un revers pour la communauté internationale et une occasion manquée pour les autorités birmanes", a-t-il déploré.
Cette fin de non-recevoir lui a été opposée lors d'un nouvelle entrevue, samedi matin, avec le généralissime Than Shwe qu'il avait déjà rencontré la veille dans la nouvelle capitale de Naypyidaw (centre).
Pour justifier son refus, la junte a invoqué le fait que Mme Suu Kyi faisait actuellement l'objet d'un procès.
La figure de proue de l'opposition est en effet incarcérée depuis la mi-mai dans la prison d'Insein (nord de Rangoun) pour violation supposée des règles de son assignation à résidence, en recevant un Américain.
Elle est passible de cinq ans de prison et risque de ce fait d'être écartée du paysage politique alors que des élections seront organisées l'année prochaine par le régime militaire.
Cet échec d'une rencontre avec la prisonnière tombe au plus mal pour M. Ban, arrivé vendredi à Rangoun pour une mission qu'il avait lui-même qualifiée de "très difficile".
Le secrétaire général de l'ONU était venu en Birmanie dans l'espoir de faire bouger les choses sur les plans politique et des libertés, au risque de voir son prestige terni en cas d'échec face aux généraux qui gouvernent le pays, un des plus fermés du monde.
Vendredi, il avait réitéré son appel à la libération de plus de 2.000 prisonniers politiques détenus, selon l'ONU, dans les geôles birmanes.
L'ONU n'a cessé d'exiger la libération de tous les prisonniers politiques en Birmanie ainsi qu'une démocratisation du système politique. Ces efforts n'ont, pour l'instant, abouti à aucun résultat tangible.
Mme Suu Kyi, 64 ans, secrétaire générale de la Ligue nationale pour la démocratie (LND) et prix Nobel de la Paix, a été privée de liberté pendant plus de 13 des 19 dernières années.
Son procès devait reprendre vendredi avec l'audition d'un témoin de la défense mais il a été ajourné jusqu'au 10 juillet.
Le président américain Barack Obama a dénoncé un "procès-spectacle" et les nouvelles accusations à l'encontre de "la Dame" de Rangoun -- souvent comparée au Sud-Africain Nelson Mandela -- ont suscité une vive indignation dans le monde.
Ban Ki-moon fut le premier secrétaire général des Nations unies à se rendre en Birmanie depuis 1964, lorsqu'il effectua une visite historique, en mai 2008, dans le sillage du cyclone Nargis qui avait ravagé le delta de l'Irrawaddy et la région de Rangoun, faisant 138.000 morts ou disparus.
04-07-2009
Accident de train près de Limoges: un homme entre la vie et la mort
Un homme de 42 ans était entre la vie et la mort samedi au CHU de Limoges et deux autres blessés encore hospitalisés après l'accident du train Corail Paris-Cahors qui a en partie déraillé vendredi après avoir heurté une remorque chargée de foin accidentellement tombée sur la voie.
En ce premier week-end de départ en vacances d'été, des dizaines de techniciens de la SNCF ont oeuvré toute la nuit pour réparer les caténaires et procéder au "relevage" du train accidenté, selon un porte-parole.
La circulation des trains a pu reprendre, sur une seule voie et à vitesse réduite, samedi vers 10H30, a-t-il ajouté.
Sur les 13 personnes blessées dans le choc, trois étaient toujours hospitalisées samedi midi au CHU de Limoges, dont un Corrézien de 42 ans dont "l'enjeu vital n'est toujours pas écarté", selon une responsable de l'hôpital.
Cet homme, victime de "polytraumatismes", était en réanimation après avoir été opéré en neuro-chirurgie dans la nuit, a-t-elle précisé.
Une femme de 48 ans, également considérée comme "très gravement" blessée vendredi soir, était quant à elle "sortie d'affaire" alors qu'une troisième victime était opérée d'une fracture de la mâchoire mais n'inspirait pas d'inquiétude, selon la même source.
Deux autres blessés hospitalisés vendredi avaient en revanche déjà pu quitter l'hopital.
L'accident est "absolument invraisemblable", "absurde" et "peut-être tout simplement imprévisible", a commenté samedi le secrétaire d'Etat aux Transports, Dominique Bussereau, sur LCI.
Sous le choc, qui s'est produit à Boisseuil, à une quinzaine de kilomètres de Limoges vers 20H45, la locomotive et deux voitures de voyageurs ont déraillé sans se coucher. La première voiture a été la plus touchée par la remorque agricole, heurtée à près de 110 km/ puis traînée sur 200 mètres par le train.
"Quand vous voyez le premier wagon, éventré par l'un des essieux de la remorque, il y a eu des miraculés!", a témoigné le maire de Boisseuil, Jean-Louis Nouhaud.
"Les éléments métalliques de la remorque ont complètement explosé les vitres d'un côté et provoqué un véritable cisaillement de la tôle à hauteur des fenêtres", selon le procureur de la République de Limoges, Olivier Tcherkessof.
"C'est vraiment accidentel", a-t-il précisé, confirmant que le propriétaire de la remorque avait été placé en garde à vue pour être entendu.
L'agriculteur chargeait des balles de foin dans la remorque, pourtant calée, quand celle-ci se serait mise à dévaler sur plusieurs centaines de mètres la forte pente menant aux voies.
L'agriculteur a aussitôt appelé les gendarmes qui n'ont pas eu le temps d'avertir le conducteur du train, selon la gendarmerie.
"Il faudra que l'enquête établisse pourquoi cette remorque de foin qui était stationnée dans un champ a dérivé pendant plusieurs centaines de mètres avant d'aller chuter sur la voie au moment où le train" passait, a déclaré le président de la SNCF, Guillaume Pepy, attendu sur place dans l'après-midi.
Le train Corail assurait la liaison entre Paris et Cahors. Ses quelque 450 passagers avaient été acheminés en autocar jusqu'à Brive et Cahors.
04-07-2009
Corée du Nord: feu d'artifice de missiles pour la fête nationale américaine
La Corée du Nord a procédé samedi, pour la deuxième fois de la semaine, à une série de tirs de missiles pour vraisemblablement adresser un message aux Etats-Unis qui célèbrent leur fête nationale.
Selon le ministère sud-coréen de la Défense, sept engins de courte portée (entre 400 et 500 km) ont été successivement tirés en mer du Japon depuis la côte orientale du pays communiste.
Ces tirs constituent une violation flagrante de résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU interdisant au régime tout essai nucléaire ou tir de missile.
L'agence de presse sud-coréenne Yonhap a affirmé qu'il s'agissait de Scuds ou de Rodong-1, dont la portée théorique (1.000-1.300 km) aurait été bridée.
Pyongyang avait testé jeudi quatre missiles mais dont leur rayon d'action n'avait été estimé qu'à 120 km.
Déjà en 2006, la Corée du Nord avait privilégié la fête nationale américaine pour effectuer les tirs de 7 missiles, parmi lesquels un à longue portée Taeopodong-2 (6.700 km) censé pouvoir atteindre l'Alaska. L'engin avait explosé peu après le décollage.
"La Corée du nord devrait éviter toute action pouvant aggraver les tensions et se concentrer sur les négociations de dénucléarisation et la mise en oeuvre de ses engagements", a indiqué le porte-parole du Département d'Etat Karl Duckworth. "Ce type de comportement de la Corée du nord ne contribue pas" à améliorer la situation, a-t-il ajouté.
"C'est un avertissement voilé adressé aux Etats-Unis et à la communauté internationale leur signifiant que, la prochaine fois, cela pourrait être un missile longue portée", a relevé le professeur Kim Yong-Hyun de l'université Dongguk à Séoul.
"Les tirs d'aujourd'hui faisaient partie des exercices militaires habituels mais, en tirant des Scuds d'une portée de 500 km, le Nord veut montrer sa capacité à réagir face aux sanctions internationales par des moyens militaires", a estimé Baek Seung-Joo, expert auprès de l'institut coréen d'analyses de Défense.
Les Etats-Unis avaient déjà annoncé qu'ils envisageaient la possibilité d'un tir de missile à longue portée nord-coréen en direction de Hawaï, probablement le 4 juillet, jour anniversaire de leur indépendance.
Le ministère sud-coréen des Affaires étrangères a exprimé son "profond regret" face aux agissements du Nord "au mépris des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU".
Le Japon, sur les dents à chaque regain de tension avec Pyongyang en raison de sa proximité géographique et du passif entre les deux pays, a condamné "un grave acte de provocation".
Ulcéré par les manoeuvres annuelles entre la Corée du sud et les Etats-Unis, le régime de Kim Jong-il argue de son droit à "l'auto-défense" et procède régulièrement à des exercices et des tirs de missiles, généralement lorsqu'il cherche à manifester son mécontentement ou à peser sur des négociations en cours.
Ces tirs sont extrêmement coûteux pour le pays communiste où une grande partie de la population vit dans la famine, la terreur et le sous-développement.
La Corée du Nord, l'un des pays les plus secrets et fermés au monde, s'est engagée ces derniers mois dans une escalade qui a culminé quand le régime communiste a lancé un nouveau défi à la communauté internationale en effectuant, le 25 mai, son deuxième essai nucléaire depuis 2006.
Cet essai, suivi de plusieurs tirs de missiles, a été condamné par le Conseil de sécurité de l'ONU qui a alourdi les sanctions déjà en vigueur contre Pyongyang.
Les Nord-coréens ont réagi avec une extrême virulence, menaçant de ne jamais renoncer à leurs ambitions nucléaires et d'utiliser leur plutonium à des fins militaires.
04-07-2009
Jackson: la fièvre monte, un demi-milliard de connexions au site de tickets
Les fans de Michael Jackson se pressaient à Los Angeles dès ce début de week-end avant les adieux publics, mardi, au "roi de la pop", sous l'oeil inquiet des autorités qui redoutent des débordements et exhortent les admirateurs à rester devant leurs téléviseurs.
Venus des quatre coins des Etats-Unis mais aussi du Japon ou du Mexique, les fans affluaient dans la métropole californienne en ce jour de fête nationale. Et l'inquiétude montait parmi les organisateurs et les forces de l'ordre.
Dès vendredi, 17.500 billets gratuits pour assister à la cérémonie ont été proposés sur internet aux plus mordus... et patients. Le site du Staples Center ("www.staplescenter.com"), une salle située au centre de Los Angeles, avait reçu un demi-milliard de connexions, deux heures après l'annonce de la mise en ligne des tickets.
Une fois les demandes enregistrées, jusqu'à dimanche, les billets seront distribués par paires lors d'une loterie.
Mardi, la cérémonie célébrant "la vie du roi de la pop", commencera à 10H00 locales (17H00 GMT).
Quelque 11.000 spectateurs seront accueillis dans l'enceinte du Staples Center, tandis qu'une salle voisine, le Nokia Theater, projettera en direct la cérémonie à 6.500 autres fans.
La police de Los Angeles a exhorté les admirateurs de Michael Jackson à ne pas se rendre à l'événement, à moins d'avoir en poche un des précieux billets.
"Si vous n'avez pas de billet, si vous n'avez pas d'accréditation, non seulement vous ne serez pas autorisés à rentrer (...), mais vous ne serez pas autorisés dans les environs", a prévenu Earl Paysinger, chef adjoint de la police de Los Angeles.
"Oh, non! Cela veut dire que ça ne sert à rien que je reste ici?", s'exclame Chi Sato, une Japonaise venue de Tokyo pour assister à la cérémonie. "J'aime vraiment, vraiment Michael Jackson", assure-t-elle dans un anglais approximatif.
Araceli Benitez Arzate, une Mexicaine, a traversé la frontière voisine pour communier avec la ferveur populaire, sans être une grande admiratrice de Jackson. "Je n'avais rien d'autre à faire, alors je suis venue", explique-t-elle.
Par crainte d'être débordés, les organisateurs ont précisé qu'il n'y aurait pas de cortège funèbre ni de retransmission de la cérémonie sur des écrans géants à l'extérieur du Staples Center.
Aucune information sur les funérailles proprement dites n'a filtré.
Le Staples Center est la propriété d'AEG, promoteur des concerts que devait donner Michael Jackson à Londres à partir du 13 juillet, et qui devaient marquer son grand retour sur scène.
C'est au Staples Center que le chanteur avait répété son spectacle, jusqu'à la veille de sa mort, survenue brutalement le 25 juin dans la maison qu'il louait à Holmby Hills, près de Beverly Hills.
Beaucoup se sont étonnés du choix d'une enceinte relativement modeste comme le Staples Center, quand Los Angeles dispose de lieux pouvant accueillir beaucoup plus de personnes, à l'instar du Memorial Coliseum, un stade de 90.000 places.
Les autorités de la ville, dans un Etat de Californie qui affiche un déficit budgétaire de 24 milliards de dollars, ont quant à elles lancé un appel aux généreux donateurs pour aider au remboursement des dépenses entraînées par l'événement.
Un large périmètre de sécurité sera mis en place autour du Staples Center.
Plusieurs chaînes de télévision, dont MTV, ont prévu de diffuser la cérémonie en direct, ce qui devrait combler les fans dépourvus de billets et rassurer les autorités.
04-07-2009
Le Tour de France s'élance de Monaco avec Armstrong, Contador favori
Dans l'écrin luxueux de Monaco, le Tour de France attend un autre départ, samedi, pour une 96e édition qui multiplie les retours, en priorité ceux de l'Espagnol Alberto Contador, favori logique, et de la star américaine Lance Armstrong.
Un an après une course ternie par de nouvelles affaires de dopage et leur cortège de suspicion, la plus grande épreuve du monde démarre dans une autre ambiance. Cossue, apaisée en apparence depuis que ses organisateurs (ASO) ont fait la paix avec le pouvoir sportif international (UCI) et que le front antidopage parle d'une seule voix. Mais aussi frémissante et prête à s'enflammer, à tout le moins au plan sportif.
En douze mois, le changement a touché ASO. Ses deux premiers dirigeants, Patrice Clerc et Gilbert Ysern, ont été révoqués. La ligne officielle, incarnée par le directeur du Tour Christian Prudhomme, est restée cependant la même sur l'éthique. C'est la seule issue pour restaurer une crédibilité mise à mal depuis que la tempête Festina (1998) a provoqué un tsunami dans le cyclisme et dans le monde sportif.
A lui seul, Armstrong cristallise les ambiguïtés de son sport. Le Texan, vainqueur dès 1999, est devenu un mythe qui exerce une indéniable fascination à en juger par la déferlante médiatique qui l'accompagne depuis son retour à la compétition début janvier. Près de quatre ans après avoir quitté le Tour sur un septième succès de rang -le record de l'histoire-, le voilà de retour. Mais, pour lui, tout a changé alors qu'il approche de son 38e anniversaire.
"Je ne dois pas nécessairement gagner, j'ai déjà prouvé que j'étais un grand coureur", a estimé l'Américain dans une interview au journal du groupe organisateur (l'Equipe). "Sur un plan personnel, je serais content si j'étais dans le top 3 ou le top 5".
Douzième du Giro, son premier grand tour après son long arrêt de trois années, Armstrong a constaté la différence qui le séparait encore des premiers. Cet écart peut-il être comblé cinq semaines plus tard ? Les doutes sont permis même si le septuple vainqueur de l'épreuve maîtrise la plupart des paramètres d'une course à nulle autre pareille.
A Monaco, il s'est retranché derrière la discipline d'équipe après avoir annoncé auparavant qu'il venait pour gagner. "Si Alberto est super, je roulerai pour lui", a-t-il affirmé. Contador, qui retrouve le Tour après une absence d'un an pendant lequel il a gagné Giro et Vuelta, a été désigné leader de l'équipe.
Si le peloton des 180 coureurs compte quatre anciens vainqueurs dans ses rangs -pour la première fois depuis le début des années 1990-, deux appartiennent à la formation kazakhe (Armstrong, Contador) et un autre n'affiche pas de prétentions au classement général (Pereiro). Reste le vainqueur sortant, l'Espagnol Carlos Sastre, prêt à surprendre une nouvelle fois.
Les autres candidats déclarés ont aussi fait leurs preuves dans les grands tours, du Russe Denis Menchov, imbattable dans le dernier Giro, à l'Australien Cadel Evans, abonné à la deuxième place dans le Tour depuis deux ans. Le Luxembourgeois Andy Schleck, à la tête d'une puissante formation Saxo Bank, mène la jeune génération alors que son compatriote Kim Kirchen veut grimper toujours plus haut. Mais l'équipe Astana compte elle aussi deux autres atouts avec l'Américain Levi Leipheimer et l'Allemand Andreas Klöden, qui sont déjà montés sur le podium final.
Partout, ont l'habitude de répondre les candidats au maillot jaune. Dans les contre-la-montre individuels, dont la part est limitée à 56 kilomètres cette fois, et par équipe. Dans la montagne plus encore, avec l'arrivée à Arcalis dans les Pyrénées, un volet alpestre en trois actes et le Ventoux pour finir à la veille de l'arrivée jugée le 26 juillet sur les Champs-Elysées. Mais aussi dans les autres étapes, tant le Tour est d'abord une épreuve de grand fond... dans laquelle chaque journée compte.
Le contre-la-montre d'ouverture doit apporter déjà un premier verdict samedi en début de soirée. "Le circuit est assez dur, ce qui est tout bénéfice pour moi", a estimé Contador après sa avoir reconnu le parcours. Le nouveau champion d'Espagne du contre-la-montre est impatient d'en découdre, d'être sur la route où vrombissent chaque année les monoplaces de F1. Au départ des 3459,5 kilomètres les plus excitants de l'année cycliste.
04-07-2009
Crash de l'A310 : Yemenia suspend ses vols vers Moroni, hommage à Marseille
La compagnie Yemenia a annoncé samedi qu'elle suspendait tous ses vols à destination de Moroni en raison des tensions créées par le crash de son Airbus A310 qui a fait 152 morts, auxquels la communauté comorienne de Marseille a rendu hommage par une marche silencieuse.
"Eu égard aux graves évènements survenus ces derniers jours et aux risques majeurs que certaines personnes font courir au personnel des aéroports, de notre compagnie, et aux passagers, Yemenia a pris la décision de ne plus desservir la ville de Moroni (Grande Comores) pour une durée indéterminée à partir du 3 juillet 2009 et jusqu'à ce que la situation s'apaise", indique la compagnie aérienne dans un communiqué.
Yemenia desservait les Comores via la capitale yéménite, Sanaa, et seuls les vols se posant à Moroni sont concernés par la suspension, a expliqué à l'AFP l'avocat de la compagnie, Me Laurent-Franck Liénard. En revanche, elle maintient deux vols réguliers hebdomadaires entre Paris et Sanaa et continue d'assurer ses liaisons au départ de Paris transitant par sa plate-forme de Sanaa, à destination de Kuala-Lumpur ou de Djakarta par exemple.
Depuis que le vol 626 de la compagnie yéménite s'est abîmé en mer mardi près des côtes des Comores, des membres de la communauté comorienne de France manifestent leur colère contre les "vols-poubelle" à destination de l'archipel de l'Océan Indien, reprochant à la France d'avoir négligé sa sécurité.
Certains ont ainsi ont bloqué à Paris et à Marseille l'enregistrement de vols de Yemenia à destination de Moroni, la poussant jeudi à suspendre ses liaisons au départ de Marseille.
L'Airbus A310 de Yemenia n'avait pas été formellement interdit en France mais n'y est pas revenu depuis un contrôle ayant montré des irrégularités en 2007.
"Yemenia partage la douleur des familles qui ont perdu des êtres chers dans ce tragique accident" mais "ces manifestations de violence et menaces graves visent à interdire à la compagnie de poursuivre sa route vers les Comores. Elles risquent de conduire à un nouveau drame, au sol ou dans les airs, que la compagnie Yemenia a pour devoir d'éviter", affirme le transporteur dans son communiqué pour expliquer sa décision.
Des milliers de personnes (10.000 selon la police, 40.000 selon les organisateurs) issues de la communauté comorienne de Marseille ont défilé en silence samedi dans les rues de la ville en hommage aux victimes de l'accident.
Le cortège, long et dense, est parti de la Porte d'Aix au centre-ville au son d'une prière coranique et derrière une banderole noire. Aucun slogan n'était audible mais les participants brandissaient des banderoles où l'on pouvait lire "plus de poubelles volantes" ou "les morts n'ont pas de prix, nous nous battrons jusqu'au bout".
Quelque 130.000 Comoriens ou Franco-Comoriens vivent en France, dont quelque 80.000 à Marseille, soit davantage qu'à Moroni, la capitale comorienne.
Peu auparavant, le président de l'Union des Comores, Ahmed Abdallah Sambi, avait appelé la communauté comorienne de France au "calme" et à la "sérénité, leur demandant par l'intermédiaire de son ambassadeur à Paris de "faciliter la mobilisation de la solidarité nationale et internationale dont nous avons besoin".
Le Premier ministre François Fillon a nommé samedi Christine Robichon comme ambassadrice chargée des relations avec les familles et les proches des victimes du vol 626 de Yemenia. Elle aura notamment pour mission de faciliter leurs relations avec "les administrations concernées ainsi qu'avec les interlocuteurs yéménites et avec Air France".
04-07-2009
Le groupe britannique BT propose à ses salariés des vacances contre une baisse de salaire
Le groupe de téléphonie britannique BT, frappé par la récession, propose à ses employés de longues vacances s'ils acceptent une réduction drastique de leur salaire, a-t-il indiqué samedi.
Afin d'éviter de nouvelles suppressions d'emplois, BT offre un an de congé sabbatique contre une réduction de salaire de 75%, a expliqué un porte-parole.
BT, l'un des plus gros employeurs de Grande-Bretagne avec plus de 100.000 salariés, a affiché des pertes de 1,3 milliard de livres (1,5 milliard d'euros) pour le premier trimestre de cette année.
Le personnel se voit offrir également un paiement de 1.000 livres (1.176 euros) s'il choisit de passer à un temps partiel.
Une autre option est offerte aux parents qui peuvent choisir de ne pas travailler pendant les vacances scolaires pour rester avec leurs enfants.
"BT est connu pour sa gestion des ressources humaines progressiste et sa flexibilité en ce qui concerne les employés", a souligné un porte-parole de la compagnie.
"En tant que l'un des principaux employeurs britanniques, je pense que c'est une façon très progressiste de gérer les coûts pendant une récession, plutôt que d'opter pour des licenciements", a-t-il ajouté.
BT a déjà annoncé la suppression de 30.000 emplois au cours des deux dernières années.
04-07-2009
Taxe carbone: Borloo évoque un "chèque vert" pour les ménages
Le produit de la taxe carbone pourrait être redistribué à tous les ménages, "sous forme d'un chèque vert", et aux entreprises, a déclaré le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo dans un entretien paru dans l'édition du samedi du Journal du Dimanche (JDD).
"Tous les ménages bénéficieraient d'une redistribution sous forme d'un chèque vert. Pour les entreprises, les modalités de redistribution sont aussi en cours de réflexion", a déclaré le ministre.
"Cela doit être neutre en termes de charge et ne pas affecter le pouvoir d'achat des Français. L'Etat redistribuera l'intégralité de la taxe", a-t-il ajouté. "La contribution climatique n'est pas un nouvel impôt pour combler les déficits", a insisté le ministre.
La taxe carbone vise à réduire la dépendance de la société au pétrole et autres énergies fossiles. Elle était au coeur des discussions de la "Conférence des experts", qui s'est déroulée jeudi et vendredi à Paris. Economistes, industriels, syndicalistes et représentants du monde associatif se sont réunis pour dessiner les contours de cette "contribution climat-énergie" (CCE), suivant la terminologie retenue lors du Grenelle de l'environnement.
La taxe carbone a pour objectif d'"établir un +signal-prix+, de renchérir les produits les plus polluants et les plus gourmands en énergie fossile et d'inciter à choisir les produits les moins énergivores en général", a rappelé M. Borllo au JDD.
Interrogé sur les efforts des Etats-Unis en la matière, il a déclaré que "le président Obama veut agir". "Il doit mobiliser les forces de son pays pour agir avec lui. Je témoigne du Grenelle environnement à mes amis américains. J'ai incité les syndicats et les patronats européens à mobiliser leurs homologues aux Etats-Unis", a-t-il déclaré.
04-07-2009
Wimbledon: Williams contre Williams, 8e épisode
Les soeurs Williams, Venus et Serena, disputent ce samedi à Wimbledon leur 8e finale familiale en Grand Chelem, la quatrième sur le gazon londonien, preuve d'une hégémonie sur le tennis féminin qui ne donne pas de signe d'affaiblissement.
Double tenante du titre et quintuple championne, Venus, 29 ans, tentera de répéter sa victoire de l'an passé contre Serena, 28 ans, deux fois sacrée à Londres.
Depuis la victoire de la cadette à l'US Open en 1999, les deux soeurs ont remporté près de la moitié des 39 tournois du Grand Chelem (dix pour Serena, sept pour Venus). Une statistique d'autant plus impressionnante que la terre battue de Roland-Garros, où seule Serena s'est imposée, ne sied pas à la puissance de ces cogneuses.
Sur les dix dernières finales de Wimbledon, une seule (2006) s'est jouée sans une des Californiennes. Elles ont emporté sept des neuf derniers titres (2002 et 2003 pour Serena, 2000, 2001, 2005, 2007 et 2008 pour Venus).
Seules la Russe Maria Sharapova et la Française Amélie Mauresmo sont parvenues à inscrire leur nom au palmarès. La première revient de blessure et n'est plus, au moins provisoirement, une candidate au sacre; la seconde semble au crépuscule de sa carrière.
Cette année, beaucoup avaient misé sur cette affiche dès qu'il était apparu que les deux soeurs n'étaient pas dans la même partie de tableau. En demi-finale, Dementieva est passée tout près de réécrire le scénario en se procurant une balle de match contre Serena. Mais la cadette des Williams a encore montré qu'en plus de la puissance qu'elle partage avec sa soeur, elle avait un mental de fer pour finalement s'imposer.
Les six matches de Venus vers la finale ont en revanche été autant de formalités, à l'image de la punition reçue par la N.1 mondiale Dinara Safina en demi-finale (6-1, 6-0). Elle a laissé à peine plus de trois jeux par match à celles qui ont eu la malchance de croiser sa route.
Ces demi-finales très différentes tendent à faire de Venus une légère favorite pour cette finale. Serena est peut-être une joueuse plus complète à en juger par sa capacité à l'emporter sur toutes les surfaces. Des sept finales disputées face à son aînée, elle est sortie victorieuse cinq fois.
Mais Wimbledon est le jardin de Venus. Une sixième victoire lui permettrait de rejoindre au palmarès Billie Jean King, qu'elle présente comme une de ses inspirations.
04-07-2009
Japan Expo : la culture japonaise se donne en spectacle aux portes de Paris
Adolescents habillés comme leur héros de manga préféré et férus de jeux vidéo ont rendez-vous jusqu?à dimanche à Japan Expo, le salon des loisirs japonais qui fête son dixième anniversaire aux portes de Paris.
Quelque 150.000 visiteurs sont attendus ce week-end au Parc des expositions de Villepinte (Seine-Saint-Denis) avec pour principal leitmotiv de pouvoir partager leur "passion" pour cette culture.
"Je viens à Japan Expo depuis ses débuts car je suis fan des mangas depuis mon enfance. C?est le seul moment de l?année où l?on se retrouve entre personnes qui ont la même passion", affirme Grégoire Chassin, 29 ans. Vêtu d?un kimono orange et coiffé d?une perruque blonde, il explique vouloir ressembler à Sangoku, le héros de Dragon Ball.
Le cosplay (contraction des mots anglais "costume" et "play"), une activité consistant à se déguiser en un personnage de manga ou de jeu vidéo, est adopté par nombre de visiteurs qui se font prendre en photo dans les allées du salon.
Portant une crinière et une robe roses avec des oreilles de chat, Mélanie Grison, 19 ans, souligne que "le cosplay, c?est le plaisir de ressembler à son héros préféré et celui de se faire complimenter par d?autres personnes".
"Si on ne m?arrêtait pas pour me parler de ma tenue, je serais déçue", ajoute-t-elle en prenant la pose devant un objectif.
Les accoutrements vont du plus simple -un masque avec des cheveux blonds pour ressembler à Naruto- aux plus complexes, mêlant coiffure, vêtements et accessoires et nécessitant un long temps de préparation.
"Dès la fin de la précédente Japan Expo, je savais déjà comment j?allais m?habiller cette année. Il m?a fallu six mois pour confectionner ma tenue", lance fière d?elle Mathilde Lefevbre, 16 ans, tunique rose, cape rouge et bâton à la main comme l?un des personnages principaux du logiciel Final Fantasy VII.
Même les personnalités originaires du Japon invitées au salon confient être surprises en voyant l?ampleur de ce phénomène en France. Le producteur Ryota Niitsuma, venu présenter le jeu de combat "Tatsunoko Vs Capcom", raconte ainsi qu?il a été "stupéfait en voyant tous ces gens déguisés".
"Même si je savais que c?était assez répandu en Occident, je ne pensais pas en voir autant. On se croirait presque à un salon japonais", lance-t-il dans un grand éclat de rire.
Le jeu vidéo occupe d?ailleurs une large place sur le salon et plusieurs éditeurs japonais comme Capcom, Nintendo et Konami proposent d?essayer leurs prochaines productions en avant-première.
"Ca fait des années que je l?attends", assure Lionel Marchand, 25 ans, sans quitter des yeux l?écran projetant une bande-annonce du jeu "Tekken 6" et trépignant d?impatience avant de pouvoir accéder à une des bornes de démonstration.
Des files d?attente se forment également aux stands des différents éditeurs de mangas, où les fans peuvent aussi bien patienter pour acheter le dernier numéro de leur série fétiche que pour obtenir une dédicace d?un mangaka (auteur de manga, ndlr).
"Je n?ai pas réussi à avoir un autographe", se lamente Sophie Adjovi, 15 ans, après avoir échoué à approcher les quatre femmes du studio Clamp, présentes pour la première fois en Europe depuis leurs débuts il y a vingt ans.
L?adolescente, les larmes aux yeux, rejoint sa mère au stand dédié à l'ikebana (art floral), émerveillée devant un bouquet tout juste composé.
"Le bruit et les déguisements, très peu pour moi. Après les fleurs, j?irai voir la cérémonie du thé. Ce sont les rares endroits où je suis sûre d?être au calme", dit-elle.

