Dossier
Les fonctionnaires soignent Saint-Flour
Que deviendrait Saint-Flour sans ses fonctionnaires ? Ici se trouve, selon l’Insee, le bassin d’emplois auvergnat présentant le plus fort taux de salariés de la sphère publique, avec 33 % contre 26 % pour toute l’Auvergne. Et, pourtant, cette commune cantalienne n’est pas une préfecture et ne compte guère parmi ses employeurs de grands établissements de la fonction publique d’État ou territoriale. Non, ici, c’est la fonction publique hospitalière qui porte à bout de bras l’activité économique. À elle seule, cette zone d’emploi compte un hôpital, un centre de long séjour, un centre médico-psychologique et un institut médico-éducatif. S’y rattachent également l’hôpital local de Murat et le centre de rééducation fonctionnelle de Chaudes-Aigues. Ainsi, quand l’hôpital tousse, c’est toute la ville qui est malade. « Chaque famille a une personne travaillant à l’hôpital », résume son directeur, Pierre Wildemann. Il s’accroche donc à ses 362 lits et aux quelque 2 000 actes qui assurent la survie du bloc opératoire.
Pour autant, Pierre Wildemann ne masque pas les difficultés : « Tous les hôpitaux en France manquent de médecins ou d’infirmières. Dès lors, pourquoi venir à Saint-Flour ? » Et d’admettre : « Oui, certains médecins ont refusé de venir ici, car leur conjoint ne trouvait pas un emploi suffisamment qualifié... Cela vous étonne ? Croyez-moi, toutes les femmes de médecins ne sont pas des mères au foyer ! »
10, 2007
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