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Reprise de volée

La bonne santé d’un club traduit souvent la bonne santé d’un territoire. À Saint-Georges-de-Mons, dans le Puy-de-Dôme, l’USGA entame une nouvelle mi-temps. Et une nouvelle histoire.

À Saint-Georges-de-Mons, petite commune de 2 300 habitants au cœur des Combrailles, le sport se décline sous toutes ses facettes. Il est vrai qu’à côté de la piscine intercommunale, les équipements ne manquent pas. Un boulodrome couvert, un terrain de football, des terrains de tennis, une salle de judo, deux gymnases… « Pour une petite commune, c’est une chance exceptionnelle que d’avoir tout cela à portée de mains », explique le maire, Camille Chanséaume. Pour lui, cette diversité est une carte maîtresse pour vanter l’art de vivre au pays et attirer de nouveaux habitants.

660 licenciés
Pour autant, l’élu ne tire pas de fierté personnelle de tous ces équipements. Et pour cause ! Tout appartient à l’entreprise du secteur, les Aciéries Aubert et Duval. Son fondateur, Jean Duval, était un escrimeur de renom, « le patron le plus sportif de France ». Et sa passion a eu de sérieuses retombées locales. L’Union sportive Saint-Georges-Les Ancizes, forte de ses 660 licenciés, a connu ses heures de gloire, dans le football, la gymnastique, l’athlétisme. « En vélo aussi, ajoute Camille Chanséaume. Une équipe d’un bon niveau, d’ailleurs ! »
Seulement, les temps changent. Et à l’instar de toutes les entreprises, les aciéries se recentrent sur leur cœur de métier. Déjà, les subventions que la société accordait à l’école de musique ont été revues à la baisse. Ce n’était pas une surprise, mais ce virage inquiète maintenant l’élu local : « Ils nous ont dit qu’ils participeraient toujours, mais autrement… En fait, il n’y aura plus de gestion directe de l’USGA et des équipements. Ils ont amorcé les démarches. Nous sommes en contact… » Car le maire a fait ses comptes : déjà, 20 % du budget communal partent dans le sport, la culture et les loisirs. « La piscine, à elle seule, représente 12 % de notre budget. »
Du coup, il envisage de solliciter l’intercommunalité. « Mais même dans ce cas, il faudra un recalibrage. Nous ne pourrons pas faire face à toutes les dépenses. Et puis nous avons besoin de garanties à long terme. » Car mise à part l’entreprise Aubert-et- Duval, le tissu économique et commercial de Saint-Georges-de-Mons reste fragile. « Il y a bien Férinox, qui sponsorise déjà l’équipe de football, mais elle est directement liée à la bonne santé des aciéries », rappelle Camille Chanséaume.
En désespoir de cause, il rêve alors de faire tomber des barrières et de tisser de nouvelles relations. « Par exemple, des joueurs pourraient débuter leur carrière chez nous, avant de continuer au Clermont-Foot. Nous aurions un rôle de pépinière. Chacun pourrait s’y retrouver. » Un tandem qui n’est pas simple à mettre en place : une première tentative a été expérimentée entre USGA et l’ASM. Les résultats n’ont guère été concluants… « C’est une culture trop fermée », constate amèrement Camille Chanséaume.

Culture physique
Tandis que des territoires ruraux luttent pour maintenir une offre sportive diversifiée, certaines villes auvergnates jouent la stratégie du trop-plein, faisant du sport une carte de visite. À Vichy, le sport est une ville dans la ville. Le campus sportif vous donne le tournis : 10 terrains de grands jeux, 1 stade d’athlétisme, 1 stand de tir à l’arc, 1 parcours de canoë-kayak, 1 salle d’escrime avec 12 pistes, 1 salle de judo, 19 courts de tennis, 1 boulodrome, 1 piste de bicross, 1 terrain de beach-volley, un palais des sports avec 2 salles de sports collectifs, 1 salle de musculation, 1 mur d’escalade. Ajoutez à cela 1 stade de 4 612 places, 1 stade équestre et ses 237 boxes, 2 golfs de 18 trous, 4 piscines, 1 lac de 100 hectares servant de base nautique et le Centre d’éducation populaire et sportive Vichy Auvergne, avec 5 filières de haut niveau... et vous aurez une vision assez juste de ce que pèse le sport dans cette agglomération. Du coup, avec 100 000 nuitées induites chaque année, le sport supplante toutes les autres activités en termes de retombées économiques, loin devant les cures thermales.

16, 2007

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Auréolé d’un nouveau titre, « chef de l’année 2011 » lors des Trophées de la gastronomie et des vins à Lyon, Régis Marcon reste plus que jamais attaché à son village de Saint-Bonnet-le-Froid, aux confins de l’Auvergne. Et il demeure fidèl

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