Dossier
La parole circule en Auvergne
Durant une année, les comités de ligne ont planché sur l’avenir des TER. Un exercice de démocratie participative qui va maintenant se traduire en actes.
Ça y est ! Les 11 comités de ligne se sont tous réunis. Usagers, cheminots, élus locaux, syndicalistes, chacun a pu ainsi faire part de ses doléances adressées, pour les unes, au Conseil régional, pour les autres, à la SNCF ou à Réseau ferré de France. « Cet exercice de consultation est tout à fait vivifiant », résume Bertrand Salvat, représentant local de la Fédération nationale des associations d’usagers des transports (Fnaut). Ainsi, aux Martres-de-Veyre, des salariés travaillant sur le parc technologique de La Pardieu ont pointé du doigt des horaires inadaptés et des fréquences insuffisantes. À Pont-du-Château, les utilisateurs de la ligne Clermont-Ferrand/Thiers ont demandé des parkings plus vastes à Pont-de-Dore. À Montluçon, des voix se sont élevées pour réclamer le rétablissement de l’arrêt du train à Saint-Bonnet-de-Rochefort. À Vichy, des voyageurs se plaignent de l’inconfort des“Vanille-Fraise”, des X 4600 d’une autre époque.Dans le Cantal, Murat s’inquiète de l’avenir de certaines dessertes et des temps de correspondance.À Langeac, le rôle stratégique du Paris/Nîmes est rappelé avec force. Partout, la parole circule et la liste des critiques, mais aussi des propositions, s’allonge. « Maintenant, il faut agir, prévient Bertrand Salvat. Si nous devions nous retrouver dans un an pour dresser les mêmes constats, ce serait désastreux.». Seulement voilà, la digestion des idées dans le monde ferroviaire est un peu à l’image de celle de ces grands ruminants qui regardent passer les trains. Changements d’horaires,adaptation de la billetique ou aménagement d’une gare nécessite du temps, compte tenu de l’importance des crédits à engager et des répercussions techniques de chacune de ces décisions, par exemple sur l’encombrement d’une voie. Reste que chacun mesure la nécessité de ne pas laisser sans traductions concrètes et rapides ces revendications, souvent de bon sens.
12, 2006
En créant 11 comités de ligne, la Région a donné la parole à plus de 500 personnes concernées par l'avenir des TER.
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