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Vincent Aka-Akesse

Une revanche sur les jeux !

Vincent Aka est l’une des sérieuses chances de médailles pour la France. Pourtant, le champion revient de loin.

Parti pour décrocher une médaille en lutte libre aux jeux olympiques de Pékin, Vincent Aka-Akesse revient de loin : « Le doute s’était installé, la peur de me blesser… il y a encore six mois, j’étais vraiment très mal, au point d’envisager d’arrêter. »
Une révélation presque incroyable quand on voit aujourd’hui ce colosse aux réflexes fulgurants terminer son entraînement dans la salle Chatrousse à Chamalières et venir vous serrer la main avec un sourire illuminé. Aujourd’hui, tout a bien changé : l’homme est serein, et habité par une incroyable envie de gagner… sans jamais oublier d’y mettre un certain recul : « et si je ne suis pas champion olympique, après tout, ce n’est pas si grave. »

Philosophe
Il faut dire que Vincent Aka-Akesse en a connu d’autres. 20 ans de performances, de désillusions et d’obstacles surmontés lui ont appris à être philosophe et à considérer qu’après tout, avec sept titres de champion de France d’affilée et déjà deux olympiades derrière lui, le chemin parcouru serait déjà remarquable s’il devait en rester là.
Un chemin qui débute dans son pays natal, en Côte d’Ivoire : celui qui vise dans quelques semaines une médaille olympique en lutte libre a été trois fois champion de Côte d’Ivoire en karaté ! Un sport entamé à six ans et qui aura débouché… sur une grosse frustration : « J’étais le meilleur dans mon pays, mais on m’a fait comprendre que quoi qu’il arrive, les anciens passeraient devant moi pour la sélection aux jeux olympiques. »

Du karaté à la lutte
Encouragé par un professeur d’EPS avec qui il garde aujourd’hui encore une grande complicité, il commence alors à s’intéresser à la lutte qui lui fait découvrir le combat sous un tout autre aspect : « Dans le karaté, on reste toujours à distance de l’adversaire. Je pense qu‘avec la lutte, j’ai cherché à combler un vide, découvrir le corps à corps. » Obtenant une 5e place aux championnats d’Afrique 1995, il décroche une bourse qui lui permet d’intégrer un cycle sport étude de 4 ans à l’INSEP de Paris.
Vincent Aka-Akesse met d’emblée la barre très haut : devenir champion d’Afrique.

Objectif atteint en 1999 après deux secondes places en 1997 et 1998. A ce niveau-là, il ne lui restait plus qu’à viser la sélection olympique. Un objectif raisonnable d’autant qu’entre temps, Vincent a intégré un groupe prestigieux : de passage à Clermont-Ferrand où il dispute en 1997 le tournoi Roger-Coulon, il est remarqué par Yves Prieto, entraîneur à l’ASM, qui lui propose d’intégrer le club pour participer à la coupe de France par équipe. Vincent accepte et tandis qu’il poursuit à Paris un Master Staps option entraînement et performance, il descend tous les week-ends s’entraîner à Clermont-Ferrand.

De la Côte d’Ivoire à l’Auvergne
Motivé, entraîné, entouré, Vincent décroche comme prévu sa sélection pour les jeux olympiques de Sydney… qui marqueront une étape cruciale dans sa rupture avec la Côte d’ivoire : « J’étais le seul africain sélectionné pour les jeux olympiques et je m’étais entraîné tous les jours. Je ne pouvais pas espérer une médaille, mais j’étais heureux d’être là. Le problème, c’est que toutes mes primes ont été détournées par ma fédération. Je n’ai pas vu un sou ! J’ai failli arrêter, et hormis mes entraînements avec l’ASM, je ne faisais plus de lutte. »

Vincent va alors se rapprocher de Clermont-Ferrand, espérant décrocher un emploi d’entraîneur ou de préparateur physique. Il se retrouvera agent de sécurité pendant deux ans au Casino de Royat. « Je m’en, souviens comme d’une période terrible. » Mais l’homme a de la ressource : « Un champion, ce n’est pas que les titres et les médailles. C’est quelqu’un qui face aux difficultés, sait retrousser ses manches et avancer. »

Vincent reprend l’entraînement, termine troisième au challenge Roger-Coulon 2003, obtient sa naturalisation française et un salaire de la fédération française de lutte. Les résultats ne tardent pas : il est l’unique représentant français de l’épreuve de lutte libre lors des jeux olympiques d’Athènes… où il se présente diminué : « J’avais fait le choix de rester dans la catégorie des moins de 84 kg et il m’a fallu perdre 10 kilos ! » Il rentre donc bredouille et décide de passer dans la catégorie des – de 96 kg. Un bon choix récompensé par un titre de vice champion d’Europe en 2005 et une seconde place aux jeux méditerranéens la même année.

Cet homme est dangereux   
Alors que le ciel semble enfin se dégager, deux années terribles vont suivre : ménisque, cheville, genoux, dos, pectoraux… son corps lâche de toutes parts. « Le doute s’est installé. Il m’a fallu transformer ma préparation. Maintenant, je travaille par périodes courtes, mais intensives. »

La méthode est bonne. Le corps reprend le dessus, et le mental aussi. Aujourd’hui, la confiance est revenue et il s’apprête à s’envoler pour la Chine avec un moral d’acier : « Je vais être très dangereux. Si je garde l’envie qui m’anime aujourd’hui, je peux battre n’importe qui. »

5, 2008
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Régis Marcon
Auréolé d’un nouveau titre, « chef de l’année 2011 » lors des Trophées de la gastronomie et des vins à Lyon, Régis Marcon reste plus que jamais attaché à son village de Saint-Bonnet-le-Froid, aux confins de l’Auvergne. Et il demeure fidèl

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