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Les ambulanciers quadrillent le Cantal

La refonte des secours d’urgence engagée par l’État a eu des répercussions directes sur le travail des ambulanciers.

 Dans le Cantal, cette petite révolution a bouleversé le quotidien de 25 entreprises, avec un découpage du département en sept secteurs pour assurer des permanences la nuit et les week-ends. À tour de rôle, les ambulanciers se retrouvent dans les locaux gérés par l’Association de transport sanitaire d’urgence, à Saint-Flour, Montsalvy, Le Rouget, Aurillac, Mauriac, Riom-ès-Montagnes et Bort-les-Orgues (pour couvrir le nord-est du département).

Chacun de ces centres de garde est en contact direct avec le médecin régulateur du Samu d’Aurillac, qui adapte le type de secours en fonction de la gravité de l’intervention. Cette organisation permet l’arrivée d’une ambulance dans les 20 minutes sur plus de 80 % du territoire cantalien. Malgré tout, quelques communes échappent encore à ce quadrillage en règle. Ce nouveau maillage géographique s’est accompagné d’une modification radicale du rôle de l’ambulancier.

« Quand il arrive au chevet du malade, il est désormais en mesure de dresser un bilan et de nous fournir des informations, par exemple, sur son état cardiaque, explique Laurent Caumon, responsable du Centre d’enseignement de soins d’urgence dans le Cantal. Il est devenu les yeux, les oreilles et parfois les mains du médecin. »  Ce changement de statut, qui a nécessité une formation de tous les ambulanciers, n’a pas toujours été facile à assumer. « Des professionnels avaient tendance à vivre sur leurs acquis et se satisfaisaient très bien d’une fonction de taxi allongé », commente Yves Baissac, ambulancier à Maurs. Mais il a fallu combattre d’autres réticences : « Au début, certains généralistes ne voyaient pas d’un très bon œil notre intervention et pensaient très fort : “Vous faites des bilans ! Mais pour qui vous prenez-vous ?“ Aujourd’hui, la confiance s’est établie. » La Région Auvergne, quant à elle, s’est engagée à prendre en charge 70 % du coût de cette formation théorique et pratique.

30, 2006

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